Consumé artificiellement.
Il est une manière néfaste de montrer son admiration, son envie d'en savoir plus. C'est une physionomie étrange que nous avons-là. Un jean bien trop large pour des jambes si fines et si suaves, ce baggy tenu par une ceinture en cuir, dévoilant en dessous une peau bien plus exquise et délectable que toute autre partie du corps. Une chaleur ardente qui s'émane de cette pureté charnelle embrasée de folie et d'inconscience fulgurante. Et les muscles finement dessinés de ce ventre plat, de ces sillons se formant entre eux lorsque l'abdomen se contracte de fureur ou de désir. Le contour de ce torse parfaitement sculpté, tel un Dieu. Cette peau halée qui contraste parfaitement avec la blancheur de ces draps immaculés, faisant abstraction d'ébats malsains. Cette façon candide dont les lèvres ont été tracé, de manière à ce que chaque être humain se perde entre ses coussins moelleux et brûlant de férocité. Ce coeur remplacé par de la psychose, de la démence. Ce corps secoué de spasmes lascifs. Et la courbe de ce cou tracé d'une façon platonique et chaste, détenant le secret de son atrocité à faire délurer toute personne s'en approchant. Se perdant dans la tentation de cette veine, tambourinant comme un appel à la dévorer de toute part. Telle une bombe de désir, croisé avec le prédateur le plus rude, le plus véhément et enivrant qui puisse exister.